Cahiers Saint Raphaël n°152 - Les soins palliatifs

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Septembre 2023

Guérir parfois,

soulager souvent, consoler toujours… Cette phrase célèbre est attribuée tantôt à Louis Pasteur, tantôt à Ambroise Paré, tantôt à Hippocrate. Elle montre bien que le soin palliatif n’est pas une invention moderne. L’obtention de la guérison semble même être un objectif exceptionnel. L’histoire du soin palliatif commence avec l’histoire de la médecine. N’oublions pas que la mortalité est de 100% dans l’espèce humaine. Le soin médical peut tout au plus prolonger la vie ou améliorer sa qualité. Les soins que l’on appelle aujourd’hui palliatifs n’ont pas comme vocation première la guérison d’une pathologie grave risquant d’emporter le malade. Quand la maladie est incurable, ils ont pour objet de soulager mais sans agir sur la cause de ce mal. C’est fréquent en médecine ; stricto sensu le paracétamol est un soin palliatif. L’origine du mot palliatif renvoie au manteau (pallium) pour dire qu’on recouvre un mal sans le faire disparaître. En quelque sorte, on met la poussière sous le tapis. En France, la formalisation de ce type de soin date de 1987 avec la première ouverture d’une unité de soins palliatifs par le docteur Maurice Abiven. Leur émergence fait suite à une réflexion médicale essayant de trouver un juste milieu entre, d’une part, la médicalisation à outrance de la fin de vie ou obstination déraisonnable témoignant d’un refus de l’échec médical et, d’autre part, l’euthanasie hypocrite qui se pratique depuis longtemps par le biais du tristement célèbre « cocktait lytique ». Aujourd’hui, d’après la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP), l’objectif recherché est de « soulager les douleurs physiques et les autres symptômes, mais aussi de prendre en compte la souffrance psychique, sociale et spirituelle ». Bien entendu cela doit se faire dans le respect de certaines règles morales développées dans ce numéro des Cahiers, notamment par l’utilisation proportionnée de la sédation. La pratique de la loi Léonetti 2, revendiquée par la SFAP, risque d’entraîner des débordements si la sédation profonde jusqu’au décès est utilisée sans discernement.

Sommaire :
- Meurt-on indignement en 2023 ? (Bref apperçu des soins palliatifs)
- Soins palliatifs et acte à double effet
- Témoignage d'une infirmière sur la fin de vie
- Le Brémien Notre-Dame : Les soins palliatifs dans une EHPAD catholique
- Le pansement Schubert : quand la musique rencontre le soin en fin de vie
- A Cantagas (Philippines) : de modestes mais précieux soins palliatifs
- Vivre chrétiennement la souffrance
- La première Croix-Rouge : Camille de Lellis : un saint thaumaturge au chevet des agonisants

- Ethique : face au choix du moindre mal
- Actualités : vrac de brèves
- Livres : Manuel sur l'Euthanasie (par la Fondation Jérôme Lejeune)

- Mission Humanitaire Rosa Mystica (Philippines)